Le compte rendu de Danny
Une très belle journée avec des températures chaudes nous attend à l’embouchure de la Vilaine. RDV est pris à la pointe du Moustoir à 9h30, qui allait devenir notre point de retour.
Surprise, c’est un brouillard qui nous attend avec un petit 16° mais qui laisse déjà deviner que le paysage de l’estuaire est très beau.
Nous sommes 14 à nous retrouver aujourd’hui. Quelques voitures restent au Moustier, et 3 autres bien chargées s’en vont à la Roche-Bernard, qui est notre réel point de départ où nous retrouvons Pierre et attendons Paul qui vient de loin.
Le petit port de la Roche-Bernard est charmant, la ville faite de vieux bâtiments pas encore rénovés et les eaux calmes abritent plein de bateaux, des vieux et des récents, dans un décor paisible où le soleil brille maintenant. L’endroit justifie déjà d’être là.
Vers 10h30, nous partons pour une randonue de 18 kms qui promet beaucoup. Nous sommes sur la rive sud de la Vilaine, direction le barrage d’Arzal. Pendant la matinée, nous sinuons sous les arbres sur le GR34 qui nous laisse deviner la Vilaine sous le soleil par moments. Les rencontres sont nombreuses car l’endroit est bien fréquenté, le rhabillage fréquent mais les contacts sont plutôt souriants ou amusés. Une petite inquiétude quand nous rencontrons un groupe de randonneurs impressionnant qui descend vers nous dans l’autre sens : ils sont entre 50 et 60 ! Heureusement notre groupe bifurque juste à ce moment-là et ils ne nous suivent pas !
Nous traversons aussi pas mal de hameaux récents, nous croisons une usine de traitement d’eaux et même un postier qui n’a pas le temps de se poser des questions. Bref, jusqu’au pique-nique, le groupe s’adapte dans la bonne humeur dans un paysage à la fois forestier et maritime, car tout au long du fleuve paisible sont ancrés beaucoup de bateaux brillants au soleil.
Une demi-heure avant Arzal, arrêt pique-nique au bord d’un petit bras du fleuve, ombragé et bucolique. Une visite surprise d’un cygne enrichit la carte postale. Certains piquent une tête dans cette « Vilaine » décidément bien accueillante.
Nous commençons à traverser le pont d’Arzal au moment où il se permet d’ouvrir juste devant nous. Impossible de passer. Il faut attendre que les bateaux rentrent dans l’écluse. Des bancs à l’ombre nous accueillent pendant environ une demi-heure.
Une fois passés sur la rive nord du fleuve, nous retrouvons le GR34 bordé de très anciennes et belles maisons, puis un chemin entre des marécages, des champs, heureusement un peu ombragé. Le trajet est très peu fréquenté, nous sommes en tenue de peau toute l’après-midi, ce qui est bien agréable. Par contre la Vilaine est trop loin pour qu’on la voie.
Il faudra attendre d’arriver près de Moustier pour la retrouver étincelante grâce à la marée montante. Les voitures restées nous ramènent à la Roche-Bernard où un verre sera le bienvenu. Nous avons fait environ 18 kms, avec quelques côtes, un escalier de bois bien pentu, des rencontres sympathiques dans un groupe de 16 bons marcheurs malgré la température importante.
Nouveau à l’ARNB, c’était ma 2ème randonue. Merci à tous pour votre accueil bienveillant et particulièrement à Paul et à Dominique. Mon adhésion pour 2027 n’attend que le formulaire pour se concrétiser.
A très vite pour de nouvelles randonues.
PS. Il n’y a aucune certitude sur le nom de la Vilaine, un peu de légende (ses eaux seraient magiques), des origines celtiques ou bretonnes « ar sten velen ou vilen», voire gauloises : à partir du XIème siècle, elle est appelée Visnonia du nom d’une déesse (la rivière aux eaux de rouille) devenue en français Villaingne, puis Vilaine.
En réalité, chacun peut donner sa version et c’est tant mieux car elle ne mérite pas son nom !
En photos
Merci à Jean-Loïc et Paul